Bibliographie

Nicolae Maniu est un excellent dessinateur, qui connaît à fond la technique des vieux maîtres de la Renaissance, le trompe-l’œil et tous les effets du modelé qui donnent l’impression du volume sur une surface à deux dimensions. Il y a dans son dessin une force, une sûreté, une maîtrise admirables. Mais à ces qualités techniques s’ajoutent l’éclat et la lim¬pidité de ses couleurs d’ocre, de gris et de bleu ayant parfois des transparences d’aquarelle. Au besoin de perfection du langage artistique cor¬respond une vision humaniste, basée sur une vaste culture, dans laquelle le réel et l’imagi¬naire se retrouvent dans une parfaite et har¬monieuse unité. Est-ce du surréalisme ou bien s’agit-il d’un réalisme fantastique avec des pro¬fondes résonances méditatives ? Prenons, par exemple, L’Hommage à Dürer, l’un de ses chefs-d’œuvre, où l’évocation du passé, l’atta¬chement à l’art de la Renaissance s’allient à la réalité actuelle dans une image ouverte vers l’avenir. Le Chevalier de la Mort de la célèbre gravure de Dürer est entouré d’un côté par le portrait de Dürer, de l’autre par le portrait de l’artiste dont on voit la main apparaissant au-dessus des nuages. Un arc-en-ciel sépare le registre supérieur du tableau de la partie d’en bas où se trouve La Mélancolie entourée de nombreux symboles d’animaux, de poissons et de formes géométriques. La composition suit les règles classiques d’équilibre et de symétrie, mais l’ensemble a un caractère surréaliste, de rêve qui devient réalité.
Cette correspondance du réel et du fantastique se retrouve aussi dans ses peintures créées en Roumanie, des paysages qui évoquent les sai¬sons et les travaux des hommes, avec un senti-ment de profond attachement à son pays, (Les Fruits de la Terre, L’Image sans fin, etc.). Au contact de l’Occident, les thèmes de ses tableaux deviennent plus complexes, leur force expressive apparaît plus intense dans l’explo¬ration du mystère du monde et de la vie. Le Mouvement de la matière, Entre ciel et terre, La Table sacrée, L ’Enlèvement de Proserpine sont des ouvrages qui donnent à réfléchir et dans lesquels la sérénité et la force tranquille de l’artiste se manifestent avec audace tout en refusant la violence. Nicolae Maniu pose des interrogations sur le sens de notre existence, invite à méditer, mais il n’y a pas d’angoisse existentielle dans ses tableaux d’une sobre et impressionnante maîtrise. Par l’ampleur et l’intensité de sa vision picturale, par la préci¬sion presque magique de sa technique, par la pureté et la luminosité de ses couleurs, Nicolae Maniu s’affirme comme l’une des personnalités les plus originales de l’art contemporain.

Ionel Jianu dans «Les artistes roumains en occident» – ed. American Roumanian Academy
of Arts and Sciences – 1986



Présenter Nicolae Maniu, c’est d‘abord parler de cette magie de l’Histoire qui fait de cet homme originaire des Carpates un latin à la sensibilité si nettement méditerranéenne qu’il s’identifie lui-même comme à la fois italien (ou précisément dace et romain) et surtout français, de manière déplus en plus irrémédiable, aime-t-il à dire.
Le cheminement professionnel de cet artiste né le 11 avril 1944 à Turda, Roumanie, est tout entier dédié à la création artistique. Tout d’abord sculpteur jusqu’en 1971, il délaisse alors cet art qu’il maîtrise si bien pour la peinture qui, depuis, est sa raison d’être. Il quitte en 1983 son pays d’origine, et s’établit alors à Cologne, en République Fédérale Allemande.
Nicolae Maniu allie un talent exceptionnel à une vision humaniste du monde. Sa grande culture conjuguée à sa maîtrise de dessinateur qui a parfaitement assimilé le savoir-faire des grands Maîtres de la Renaissance ainsi que la technique du trompe-l’œil, se traduit par une peinture à l’huile aux couleurs d’une luminosité transparente, aux personnages que l’on croirait vivants.
Le résultat est tout simplement étonnant, et la limpidité aquarelle de ses couleurs préférées que sont le gris, l’ocre et le bleu donne à sa peinture les facettes changeantes de la vie et à la méditation. Nicolae Maniu est en fait un magicien de la peinture, créant sans cesse dans ses tableaux la symbiose réussie du réel que vivons et du fantastique auquel aspirons tous.
L’accueil que, depuis sa première exposition personnelle en 1978, lui a réservé le public et la critique, ne pouvait aller qu’en s’amplifiant. Aujourd’hui, Nicolae Maniu expose à travers le monde, et de nombreux Musées Internationaux se disputent avec des Collections particulières les chefs-d’œuvre de cet artiste qui ce révèle tranquillement comme un plus grands de son temps.

Philippe Clerc et Michel Palisse dans «Cognac International Magazine»
nr.3, pg.66-67 – 1990



Parler de Nicolae Maniu c’est avant tout connaître le cheminement de cet homme originaire des Carpates devenu un Latin à la sensibilité mé¬diterranéenne qui s’identifie lui-même comme un Romain de plus en plus irré¬médiablement Français.
Tout d’abord sculpteur il délaisse cet art qu’il maîtrise si bien pour la peinture et personne ne s’en plaindra. En 1983 il quitte, comme tant d’autres, son pays et s’installe à Cologne en Al-lemagne.
Nicolae Maniu est en fait un magicien de la peinture, créant sans cesse dans ses tableaux la symbiose réussie du réel que nous vivons et du fantastique auquel nous rêvons tous.

“Hyperréalisme et trompe-l’oeil” dans “Arts actualités magazine”
nr.18/1991, pg:24-25



Sa maîtrise absolue de toutes les techniques d’un peintre lui permet d’exprimer jusque dans les dernières nuances ce qu’il désire exprimer. Il l’affronte dans le tableau. Malgré la gestuelle spatiale dans la structure de la composition, ses énoncés plastiques sont for¬mulés d’une manière concise et claire. La lueur soyeuse des couleurs, le jeu étincelant des reflets, les ombres et les contrastes de lumière, ainsi que les gestes contrôlés des représentations corporelles, font des tableaux de Nicola Maniu des entrées en scène émouvantes d’une vie qui donne l’impression de pouvoir se détacher de la toile.

Rüdiger Müller dans “Le trompe-l’oeil contemporain” –
ed. Menges, 1993



Nicola Maniu fait partie du petit cercle de peintres pratiquant le genre trompe-l’œil, procédé artistique nécessitant une vir¬tuosité technique exceptionnelle. Cette technique, huile sur toile, métissée avec un style aux accents réalistes, sa façon précise de travailler, sa propre organisation des couleurs saisissant et renvoyant la lumière, ainsi qu’un sens de la composition orienté vers l’essentiel, procurent aux œuvres de Nicola Maniu une clarté, une har¬monie et un calme équilibre malgré leur contenu souvent dra¬matique.

Martin Monestier dans “Le trompe-l’oeil contemporain” –
ed. Menges, 1993



Nicola Maniu évolue au moins sur deux niveaux d’un réalisme parfait, qui se fondent afin de parfaire la complexité du sujet. Cette fusion provoque une multiplication des significations de la réalité. C’est plus que du réalisme, c’est du «métaréalisme».

Ovidiu Avram dans “Le trompe-l’oeil contemporain” –
ed.Menges, 1993



LA VIE SECRETE DES TABLEAUX
Il y a dans cette fascinante composition de Maniu d’où émerge son autoportrait l’expression énigmatique que mit Santi di Tito dans l’effigie de Nicolas Machiavel au XVe siècle. “Le plaisir que prend l’homme à contempler l’effigie de ses ancêtres, écri¬vait Vasari, est de la plus haute impor¬tance car cela éveille en lui l’amour de la gloire.” Maniu est prompt à travailler pour la sienne tant il est vrai qu’il y a des accents de la Renaissance italienne dans cette étourdissante mise en scène. L’alu¬minium nous rappelle toutefois qu’il, s’agit d’un homme du XXe siècle. Un homme du triomphe du trompe-l’œil qui n’ignore rien de la tradition classique.

Jean Monneret dans «Le triomphe du tromp-l’œil», «Histoire du trompe-l’œil dans
la peinture occidentale du VI-e siècle avant J.C. à nos jours» –
ed. Menges, 1993



Située de manière tranchante dans le figuratif, flirtant avec la peinture de Caravage et la technique précise des « petits hollandais », l’aventure de la lumière vit dans l’œuvre de Maniu la transfiguration d’une nouvelle énergie plastique. Maniu livre un « anonymat » technique, qui, paradoxalement porte en lui toute l’histoire de la peinture, des classiques jusqu’aux peintres, aujourd’hui consacrés dans les galleries des Champs Elysées et rue Matignon, comme Sandorfi, Poirier, Di Macio, Ugarte, Claudio Bravo, peintres au nombre desquels on peut le compter de la famille dont il fait partie.
Véhicule et trait d’union vers l’image et de l’image, le symbole grandit dans la peinture de Maniu, protégé par les multiples couches et pleins « naturels », qui construisent le tableau dans une subtile polémique avec les techniques, comme un rapport polymorphe entre art et civilisation. La peinture de Maniu est une peinture laïque, emprunte cependant d’une forme de religiosité dans la façon dont il raconte, dans la rigueur et le canon des compositions. On y voit le faste d’un Constantinople sécularisé, qui porte en lui la tristesse du refus face à l’esprit complet de la Révélation. C’est un matérialisme qui reste terrestre mais sofianic, comme la métaphysique de Kant. Les personnages de Maniu dégagent une solitude particulière, une psychologie mise sous le signe des apparences, les folies cachent ou montrent le secret non relevé du monde, secret qui essaie de se préserver comme les pharaons de l’Egypte dans leurs momies dorées. Un monde dans lequel les femmes sont présentes seulement comme un prétexte, prétexte lié à la problématique entre les folies, de l’identité d’un « Narcisse » condamné à l’ennui.
On peut parler d’une psychologie du profond qui fissure la surface de l’imaginaire contemporain contre lequel Maniu lutte avec les moyens d’une « Sophie » terrestre. La recherche de Maniu de transformation de la lumière en habit oscille entre transparence et réflexion, entre Orient et Occident.

Ovidiu Avram dans “Enciclopedia artiștilor români contemporani”,
(Encyclopédie des artistes roumains contemporains)
ed. Arc2000, pg.108 – 1996



Dans un monde, en crise de sujet et de représentation, qui a dirigé l’art vers le hasard de l’abstraction, Nicolae Maniu s’implique profondément dans les moments acérés de l’existence. Il travaille le plus souvent avec les instantanés d’une réalité palpable et frappante, réalité auréolée du sentiment énigmatique du mystère. Faussement explicite et directe, au fur et à mesure de la lecture, l’image nous projette vers des espaces chargés en mythes et en rêves, dans une recherche acerbe de compréhension, tendresse, amour et certitude. La force de la personnalité du peintre Nicolae Maniu réside dans l’approche tranchante et vitale de l’acte créateur.

Negoiță Lăptoiu dans “Enciclopedia artiștilor români contemporani”,
(Encyclopédie des artistes roumains contemporains)
ed. Arc2000, pg.108 – 1996



Rétrospectivement, son évolution artistique transgresse l’histoire de la peinture des classiques jusqu’à l’art du 20e siècle ; Maniu se joint ainsi aux noms importants de la capitale culturelle de l’Europe. Comme Brancusi, qui, entrant dans « l’aventure de l’Occident » au début du 20e siècle, reste lui-même, Maniu a eu l’intelligence d’une apparente d’adaptation, en allant « à contre courant », nommant ainsi certaines de ses peintures dès le début des années 90, où nous témoins l’identifions comme personnage parti pour lutter contre les courants artistiques à la mode. C’est exactement cette obsession de rester lui-même qui l’amène aux cîmes du succès.
Exprimé différemment, Maniu à réussi, grâce à l’extraordinaire don de soi, à occuper une place de référence dans l’histoire de l’art contemporain. Cette place de référence est certainement due au fait qu’il n’ait pas abdiqué à la rigueur de la Renaissance, rigueur qui lui a apporté une ouverture sur des exercices de construction originaux, mettant sous la loupe de la méditation la suprématie du visuel et de l’illusion, sans faire aucune concession aux normes de la composition.
Dans les cadres des tableaux de Maniu vit un monde qui cherche l’équilibre, un monde caché dans les métaphores, qui se dévoile en permanence, laissant au public la possibilité de déchiffrer ses mystères : ce monde réel, qu’il essaie de garder à n’importe quel prix, derrière les reflets argentés de la folie, symbole récurent de ses œuvres.
L’artiste oppose à l’abstraction et à l’absurde, qui sont les cimes du non-art, la consistance du figuratif, par l’extraordinaire talent dans la reproduction des formes, comme ses grands maîtres, Van Eyck, Dürer, Rubens, Rembrandt, Vermeer, Dali.
En flirtant avec Georges de la Tour et Caravage, qui utilisent le même dosage de la lumière et de l’ombre, et desquels il est proche de par son tempérament, Maniu est entré en compétition avec les vraies valeurs de l’art. Et il a vaincu. Ses tableaux ont été sélectionnés, dès les premières années dans les salons d’art parisiens. La multitude de sujets, inspirés par la mythologie grecque, son travail sur la façon de trouver une relation entre la peinture classique et les moyens modernes d’expression artistique l’ont imposé parmi les noms reconnus de la peinture contemporaine européene.

Veronica Marinescu dans “Aventura luminii care a cucerit Occidentul”
(L’aventure de la lumière qui a conquis l’Ouest) -
Curierul National, 28.06.2003



Au début, dans ses premières années de formation d’artiste, Nicolae Maniu a été sculpteur. Son amour pour les volumes peut encore être remarqué dans ses touches et dans son style d’une incroyable qualité ; c’est également vrai dans les thématiques variées abordées dans les 30 dernières années. C’est pour cette raison qu’il faut être attentif, dans ses œuvres, pas seulement aux portraits, mais également à leur interaction – contraste avec l’image de fond.
Ce qui ressort des toiles de Maniu , principalement, c’est une scène – un théâtre dans lequel le drame qui se joue est intériorisé pour l’éternité. Nous pouvons percevoir une vraie dramaturgie à travers la façon dont l’artiste organise la mise en scène, surligne toujours le vrai fond dans lequel une humanité malade essaie de vivre.
Cette extraordinaire habileté à décrire notre état originaire représente, sans aucun doute, la source du succès d’un artiste qui, aujourd’hui, expose dans le monde entier des œuvres aussi pleines que celles peintes par les primitifs flamands du XVe siècle (Van Eyck, Van de Weyden).

Damian Sausset dans „Paris – capital of the art world”, „Update Art Magazine”,
pg.77-83, 2003



Si l’on le regarde rapidement et avec la tête bourré par de latentes inercies ideologiques, on est prêt à croire qu’il s’agit d’un realiste, de notre monde, de touts les jours, même un peu humaniste, comme il convient pour un artiste de valeur, mais, dès que le regarde s’attarde sur un des visages, on se rend compte que la realité fond et glisse entre les doigts à cause des excés intrinsèques. Et à ce moment, normalement la penseée te porte à hyperrealisme, à la destruction de l’entier par l’hypertrophie du détail, mais cette idée ne te gagne pas longtemps car la syntaxe de l’image s’évade de la statique hyperrealiste, de la suffisance de l’image en soi, et suite insaissablement, au moins pour un temoin peu vif, dans l’abîme voluble du surrealism. Mais agité et imprevisible comme il l’est, Maniu ne s’attarde pas ici suffisament, c’est-a dire tant qu’un spectateur aura besoin pour rentrer chez soi satisfait, et se deplace comme un éclair vers d’autres chapitres de l’histoire de la peinture, là où on retrouve le classique Poussin, le romantique Delacroix aussi, les manieristes Veronese ou Pontormo, le baroque Rubens, et l’infernal Bosch et tous les conteurs des fantasmes, ayant un langage inepuisable, l’âme pleine de sensibilité et l’écorce cérébrale bien placée dans le delta incertain oû le rêve se jette dans le cauchemar.

Tudor Octavian, dans „La Science du regard”, Catalogue d’exposition,
EA Galerie, Septembre 2010



Devant un miracle.
Maniu donne le signal de se réunir dans l’histoire de la peinture avec la désinvolture d’un metteur en scène habitué à convoquer personnages, objets et perspectives pour donner vie à une pensée plastique vivante. Pas mal de fois on a l’impression de se trouver devant un instantané, une séquence d’un ensemble plus vaste contenue dans les articulations secrètes du tableau – d’où ne pénètrent dans l’espace visible que les présences nécessaires à ce moment–ci. On est de plus en plus conscient qu’on a pris contact avec une pensée fondamentale concernant la raison de l’image et la capacité de celle–ci d’ordonner à haute voix dans la culture contemporaine, mais, en même temps on se réjouit du ton discret de cette pensée, qui offre d’abord l’occasion de regarder, toujours et toujours de nouveau comme on ne l’a jamais fait : l’œil entre en compétition avec la ligne et la surface entre en jeu pressentit la possibilité de l’extase et se laisse guidé dans un cours pratique de philosophie plastique. On quitte l’espace physique habituel et on entre dans un espace multiple et vivant des souvenirs, visions et magie du moment où l’on regarde. On rencontre une image comme un tourbillon sursaturé, qui crée sa propre énergie prenant l’histoire de la peinture comme terrain homogène, génératif. La perspective historique se dissout et est transformée en vision personnelle, avec identité morale et marque philosophique. Un tel geste plastique devient massif en temps basé sur l’indépendance d’une vision à marque unique.
Il faut remarquer aussi la surface métallisée, dont la présence donne de la potentialité tant à la lumière qu’à l’opacité. La surface métallisée enveloppe, mais expose aussi contrastivement, elle représente de manière emblématique le dérisoire de la consommation et souligne aussi d’une manière dramatique des situations de la composition. Sa qualité plastique est une effigie de la soif du visuel : pendant des siècles la preuve de la virtuosité en peinture pouvait être la reproduction des plis comlpexes des tissus fins. Le temps actuel demande le courage de nouvelles reflexions, si vous voulez, même au sens figuré.
Les images de Niculae Maniu aspirent à une dimension universelle et réveillent l’intérêt des passionnés de l’art de diverses cultures. Le peintre vit souvent des situations quand ses œuvres créent un effet de coup de foudre, étant achevées avec de passion spontanée par les collectionneurs attirés d’abord par l’image fascinante, pour ne découvrir qu’après cela l’auteur et la richesse de sa création. On a affaire à une dimension universelle concrète, directe qui passe au-delàs les modes et les élucubrations théoriques, en se soutenant par sa valeur esthétique intrinsèque.

Mihai Tropa dans Catalogue de l’exposition “Jubilé – Nicolae MANIU“, 2014.